Menuisier à Reims : fenêtres, portes et volets sur mesure
Reims est une ville de remplacement. Pas de restauration patrimoniale de niche : du remplacement de menuiseries en série, sur un parc bâti dont l’essentiel date d’après 1946 et arrive aujourd’hui en fin de vie.
Nous y intervenons pour la prise de cote, la fabrication sur mesure et la pose. Le déplacement de relevé est gratuit et sans engagement.
Le parc bâti rémois, en chiffres
Le recensement 2023 de l’Insee donne une répartition qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans l’Est : 3,2 % seulement des logements rémois datent d’avant 1919, contre 14,9 % à Nancy. C’est l’empreinte directe de la Première Guerre mondiale, la ville ayant été détruite dans des proportions que la Bibliothèque Carnegie de Reims chiffre à « plus de 90 % ».
À l’inverse, 58,8 % du parc a été construit entre 1946 et 1990 — 27,3 % sur 1946-1970, 31,5 % sur 1971-1990. C’est précisément la période des menuiseries bois en simple vitrage, puis des premières générations de PVC des années 1980, dont les profilés se sont voilés et dont les joints ne tiennent plus.
Conséquence pratique : sur la majorité des chantiers rémois, les dimensions sont standardisées et les tableaux d’équerre. La pose en rénovation sur dormant conservé est possible, rapide, et suffit dans la plupart des cas. Une fenêtre PVC de gamme correcte y fait le travail pour un budget contenu.
Le secteur protégé du centre-ville
Le centre de Reims est classé Site patrimonial remarquable par arrêté ministériel du 28 mai 2020. Son document de gestion est un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine (PVAP), approuvé le 26 juin 2025. Il remplace l’AVAP de 2016 — attention aux fiches techniques de l’ancienne AVAP qui circulent encore.
Reims est la seule ville de notre zone où le PVC est nommé dans le texte, et son régime n’est pas le même selon le bâtiment. C’est une nuance que beaucoup gomment, et elle vous concerne directement.
Sur un immeuble protégé. Le PVC figure dans la liste des matériaux interdits en façade, avec une réserve écrite noir sur blanc : « à l’exception des menuiseries en PVC qui pourront être tolérées uniquement sur les façades secondaires non visibles depuis l’espace public ». Une cour intérieure fermée n’est pas une rue. Cette tolérance existe, elle se demande, et elle change le budget d’un chantier complet.
Sur la façade sur rue, en revanche, le règlement est ferme : « si les fenêtres doivent être refaites, elles seront en bois et peintes […] et suivant leur dessin d’origine », et « seules les fenêtres ouvrant “à la française” sont autorisées » sauf si l’immeuble était autre chose à l’origine. L’aluminium n’est admis que « s’il faisait déjà partie de la conception d’origine ».
La pose. « Les menuiseries doivent être posées dans les feuillures existantes directement au contact du tableau de la baie (interdiction de reculer les fenêtres en aménageant des “tapées” afin d’insérer un matériau isolant). Les fenêtres dites “rénovation” sont interdites. » Et si vous cherchez du confort thermique sans toucher à l’aspect : « on pourra créer une seconde fenêtre à l’intérieur de la baie » — l’ajout d’une double fenêtre à l’extérieur, lui, est écarté.
Le détail qui fait recaler un dossier : « l’intercalaire à l’intérieur du double vitrage devra être de couleur noire ». Ça ne coûte rien à la commande et ça coûte cher après.
Les volets roulants. « Les coffres de volets roulants extérieurs sont interdits, sauf s’ils sont d’origine » ; ailleurs, « les coffres doivent se situer à l’intérieur du bâtiment derrière le linteau » et « les volets roulants seront en bois », l’aluminium n’étant admis que s’il faisait partie de la composition d’origine.
Sur un immeuble non protégé, le régime se détend nettement : les menuiseries « seront en bois et peintes, sauf si la conception d’origine prévoyait d’autres dispositions », et surtout « les menuiseries en aluminium thermolaqué sont tolérées ». Pour une extension, une surélévation ou une construction neuve, le règlement ajoute deux lignes à retenir : « les menuiseries ne seront pas blanches » (un nuancier communal fait foi) et « le PVC est interdit sur toutes les façades visibles depuis l’espace public », volets et volets roulants compris.
Savoir dans quelle catégorie tombe votre immeuble n’est pas une évidence, et la réponse change le matériau comme le prix. Nous la vérifions auprès de l’UDAP de la Marne avant de chiffrer, et nous montons le dossier d’autorisation avec vous avant la commande, pas après. Reims compte par ailleurs un second site patrimonial remarquable, Saint-Nicaise, avec son propre document : vérifiez d’abord de quel périmètre vous dépendez.
S’y ajoutent les abords des monuments inscrits à l’UNESCO depuis 1991 — cathédrale Notre-Dame, ancienne abbaye Saint-Remi, Palais du Tau — et, depuis 2015, la colline Saint-Nicaise au titre des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne.
L’Art déco rémois et ses baies
La reconstruction s’est faite pour l’essentiel entre 1920 et 1930, avec une forte production Art déco autour de 1923-1924. Ce style travaille les baies larges, les bow-windows et les ferronneries, sur des façades en pierre calcaire, béton et moellon.
Pour un menuisier, cela veut dire une chose : les proportions de baies de ces immeubles ne sont pas celles du catalogue. Un bow-window se traite en châssis assemblés à angles calculés, pas en fenêtres juxtaposées. Les grandes largeurs Art déco se règlent mieux en fenêtre aluminium, dont les montants fins restituent la finesse d’origine, ou en baie vitrée aluminium quand l’ouverture donne sur une cour.
Le climat rémois : le plus doux de notre zone
Les normales 1991-2020 relevées à la station de Reims-Prunay donnent une moyenne annuelle de 10,8 °C, une minimale moyenne de janvier à 0,5 °C et une maximale moyenne de juillet à 24,8 °C. Les précipitations plafonnent à 619 mm par an, le total le plus faible de notre zone d’intervention.
La fiche Météo-France de Reims-Courcy, sur les normales 1981-2010, compte 62,1 jours de gelée par an et 15,2 jours sous −5 °C.
Autrement dit : Reims est froide sans excès, sèche, et peu ensoleillée (1 681 heures par an). Le triple vitrage y est rarement justifié sur un logement dont les murs ne sont pas isolés — il déplace le point froid et alourdit l’ouvrant sans gain réel. Un double vitrage à lame d’argon reste le bon choix, et la question de la protection solaire se pose moins ici qu’à Mulhouse ou à Troyes.
Les aides à la rénovation
Le Grand Reims porte une aide à la rénovation énergétique, opérée par COMAL-SOLIHA 51, qui prend la forme d’une prime versée en complément des dispositifs nationaux. Les informations publiques que nous avons pu recouper datent de fin 2023 et ne citent pas explicitement les menuiseries parmi les travaux éligibles.
Nous ne vous promettrons donc pas une subvention sur vos fenêtres au titre de ce dispositif. Le réflexe utile est de vous rapprocher directement du Grand Reims ou de COMAL-SOLIHA avant de signer un devis : la plupart de ces aides imposent le dépôt du dossier avant le début des travaux, et un artisan RGE. L’Agence nationale pour l’information sur le logement recense par ailleurs 28 dispositifs d’aide aux travaux dans la Marne.
Comment se déroule un chantier à Reims
Le relevé. Nous passons mesurer sur place. Sur un immeuble d’après-guerre, cela prend une heure pour un appartement complet : largeur et hauteur de chaque tableau, aplomb, état du dormant existant, épaisseur du mur, présence d’un coffre de volet et sens d’ouverture souhaité. Sur un immeuble Art déco du centre, c’est plus long, parce que rien ne se répète d’une baie à l’autre.
Le devis. Il détaille les cotes, le matériau, le type de vitrage, la quincaillerie et le mode de pose retenu. Nous y faisons figurer le coefficient Uw de chaque menuiserie : c’est la seule façon de comparer deux devis honnêtement, bien plus que le nom du profilé.
La fabrication. Tout est fait aux cotes relevées. Le délai dépend du matériau et de la teinte : un blanc standard part vite, un laquage sur mesure demande davantage. Nous l’annonçons au devis, pas après.
La pose. Un appartement de cinq ouvertures se traite généralement dans la journée en pose de rénovation. En dépose totale, comptez deux jours avec la reprise des tableaux et des appuis. Nous évacuons les anciennes menuiseries.
La réception. Nous vérifions devant vous le réglage des ouvrants, la compression des joints et le fonctionnement de la quincaillerie, et nous reprenons les réglages sur simple appel dans les semaines qui suivent : une menuiserie neuve se stabilise après quelques cycles de chauffe.
Questions fréquentes
Voir les questions fréquentes
Intervenez-vous dans toute l’agglomération rémoise ?
Oui, Reims et sa couronne. Le déplacement de prise de cote est gratuit, et nous groupons volontiers plusieurs ouvertures sur une même adresse, ce qui réduit nettement le coût par fenêtre.
Mon immeuble est en secteur protégé, que dois-je faire ?
Une déclaration préalable est nécessaire, avec avis de l’architecte des Bâtiments de France. Nous constituons le dossier à partir du relevé, avec les plans et le détail des profils. Cela allonge le délai mais évite le refus après fabrication.
Faut-il une dépose totale ou une pose en rénovation ?
Sur le parc rémois d’après-guerre, la pose en rénovation suffit presque toujours : chantier sur une journée, aucune reprise de maçonnerie. La dépose totale se justifie quand on veut récupérer la surface vitrée ou traiter les ponts thermiques du pourtour.
Posez-vous aussi les volets et la porte de garage ?
Oui. Volets roulants de rénovation posés sans toucher à la maçonnerie, portes de garage et portes d’entrée se traitent dans le même chantier et dans la même teinte.
Un projet ? Parlons-en
Nous intervenons également à Troyes et dans le reste de la zone d’intervention. Relevé gratuit sur simple demande : nous contacter ou 07 44 40 70 07.
